Tonnelier

Bonjour à tous,

Un compte rendu particulier car pour une fois, il s’agit de qqchose de sérieux !

Les 24 & 25 avril dernier s’est déroulé à Vauville le dernier grand prix Classe 8 de la saison.

Présent dès le samedi matin à 8h30, l’ambiance entre les bénévoles et les coureurs sont au beau fixe, tout comme le soleil. Le vent, quant à lui, est complétement absent.

On commence tranquilou à installer la logistique nécessaire au déroulement des épreuves : pavillon, prépration des MC2 pour d’éventuelles initiations, coccinelles, cochons et crabes !

Les premiers participant commencent à s’installer sur la plage (Denis est the first on the beach !) Le vent est toujours absent. Nico fait son arrivée vers 10h, même constatation à propos de notre carburant : toujours rien. Le soleil commence à chauffer, c’est déjà ça, il aurait pu pleuvoir … Le premier briefing se déroule vers 10h30. Là, rien de sensationnelle, la décision est prise de reporter le second briefing d’une heure faute de vent, ainsi de suite jusqu’au début d’après midi où il est décidé de ne pas courir de la journée.

Pendant ces temps morts, le même sujet de conversation ! Le vent !! Il est présent quelques minutes, aux alentours de deux ou trois nœuds. Il tombe complétement, il change d’orientation et il revient pendant quelques minutes encore une fois ! Bref, à nous rendre fou !! Surtout que depuis la plage, on aperçoit une risée sur l’eau. Elle mettre beaucoup de temps à venir jusqu’à la terre pour au final ne rien donner de plus !

Moralement, on ne va pas se laisser abattre, on part se manger une bonne saucisse chez Nénette ! Le ventre plein, ça va déjà mieux. Le temps passe jusqu’à 15 heures … Là c’est sur, on ne pourra plus courir de la journée. Nico50 et moi décidons de partir nous promener sur Siouville. Nous débarquons chez Sam, avide de nouvelles fraiches ! On partage notre matinée autour d’une petite mousse bien fraîche par ces grandes chaleurs !!

En fin d’aprem, nous partons chercher Camille puis retour à Vauville pour le repas du soir. Arrivé au camping, nous sommes étonnés de voir des voiles levées. Eh oui, nos ptits gars du nord ont senti un petit vent d’Est, une session est improvisée dans le camping et sur le parking. Les images sont insolites !

L’ambiance de la soirée est vraiment sympa et nous sommes bien entourés. Retour à la maison vers 23h car Camille a attrapé l’onglet en nue pieds !!

Dimanche matin, arrivé au club vers 9h30. Un vent secteur Sud est présent, malheureusement celui-ci est faible 🙁 Bref, on fait comme si ! La veille, ayant récupéré des  coccinelles chez Sam, je monte un mini jardin du vent et j’ajoute le schlier ainsi que le flowform. Bien sympa tout ça =)

Tomazi est garé à côté de moi, une roue en vrac, celui-ci est parti changer ses roulements. On finit de préparer son matos ensemble. Ensuite direction la plage, la petite tente seconde est la bienvenue ! 🙂 Tomazi démêle la Yak 8.6 pendant que je gréé le 10m². Finalement, 10 m² paraîtra light dans ces conditions !

L’heure du briefing arrive. On sent un peu plus d’attention par rapport à la veille. Les pilotes sont appelés à un peu de discipline en cas d’augmentation du vent et de se tenir prêt. Le second briefing se déroule une demi heure après le premier. Dix minutes après le second briefing, la première manche est lancé !

Malgrè le faible nombre de pilotes, le spectacle dans le ciel est magnifique ! Des Zebra, des Yak, Razor, Vapor, bref, un super panache à donner des frissons !! La manche dure environ 45 minutes. Je n’assiste pas jusqu’à la fin, mon estomac est en grogne ! Notre Tomazi national part tranquilou mais ne déméritera pas, il finira dans le milieu de peloton.

Pendant et après la manche, le vent molli. Il n’est donc pas relancé de manche. L’attente d’une bonne heure a eu raison, il est relancé une seconde manche avec un vent quasi à 4m/sec. C’est reparti !

Cette fois, plus de public, plus de soleil mais moins de plage pour évoluer ! La manche est écourtée à 20 minutes.

Les pilotes retournent à la zone technique, c’est la fin du grand prix. C’est l’heure du nettoyage, remaballage et tout le monde repart chez soi. Je n’ai pas pu participer à la remise des prix (désolé tout le monde :-$) ce fut bien dommage …

Voilà, mon ressenti à chaud, vraiment dommage qu’il n’y est pas plus de vent mais par contre, il y avait sur place une excellente ambiance, du soleil, le cadre est toujours aussi magnifique. Bref, ça donne envi de prendre une licence compétition et de commencer les courses de ligue !!

Une bonne série de photos de ces deux jours :

Tomazi

Il faut bien que le seul coureur de 3CV et de l’ACCH écrive quelques mots.

A la base apprenant une semaine avant que je suis pris le samedi à Paris, je me dis que c’est mort pour cette fois, dommage, un GP à l’endroit qu’on connaît bien, organisé par son club, c’est embêtant de rater ça. Pis avec l’état de mon char et la grille de pilotes habitués aux GP, j’ai juste envie d’être spectateur. Tout se débloque samedi en fin d’après-midi, un premier coup de fil de Rémi pour me booster que je peux courir le dimanche puis suit l’appel du prez ACCH qui me chauffe ! Bon il n’a pas fallu pousser beaucoup pour me motiver. Ok I’m going !

Débarquement à 9h au club pour changer les roulements, des bénévoles s’affairent déjà. Merci à Claude pour m’avoir aidé à sortir les morceaux restés, j’étais dans une belle galère. Puis c’est Rémi qui me prête sa tente, des poignées et m’aide à tout installer. Ouai je suis venu un peu à l’arrache… En plus, quand j’arrive sur la plage, tout le monde est installé, plus de place ! Obligé d’aller au fond en hors zone, là où les chars à voiles font des baptêmes. Le club avait organisé cette activité, attirant encore plus de public, c’est une bonne idée, cela fait du monde sur la plage et plein d’engins et de cerfs-volants qui se côtoient.

Heureusement qu’il n’y a pas trop de pilotes. La prochaine fois, il faudra prévoir plus grand ! Je sors 8,6 et 10, ça souffle pas terrible, la 10 se maintient difficilement en l’air. En plus, le vent de sud est quasiment dans l’axe de la plage avec une plage trempée. Oulà tout cela est propice à la pêche à la crevette. Je décide de faire quelques tours de roues, ça va mais il faut faire gaffe. Des gars me demandent de passer près d’eux pour des photos, histoire de faire la star locale 😉 Bon en revenant je vautre ma voile par terre, aie bien mouillée, bien fait pour moi.

1er briefing : circuit en rectangle, il va falloir tirer beaucoup de bords. Je me fou derrière tout le monde pour le départ histoire d’être tranquille. On est à quelques secondes du top départ que… ahhh la voile se ferme, direct je saute du char pour qu’elle reparte. Je passe la ligne de départ avant dernier je crois. Je me bataille un long moment avec Martin qui ne lâche rien, on se croise très près. C’est vrai que tout le monde calcule pour tirer les bords les plus larges possibles. J’entends des bruits métalliques, sûrement mes entretoises Libre moisi qui se baladent. Je suis très sous toilé, les oreilles se ferment un peu par moment mais ça le fait, peu d’erreurs, les manœuvres s’enchaînent bien même si le vent baisse encore. J’ai le temps d’observer les meilleurs, j’ai encore du boulot ! Au bout de 40min, la manche se termine, je finis 13ème en faisant seulement 2 tours ! Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est assez physique à force de travailler les grosses voiles. Les vitesses atteintes sont ridicules, à peine du 36km/h.

Je pars manger avec Nico50, voit un peu KoniC et sa famille et la 2ème manche est lancée après plusieurs reports. Cela ne souffle pas bien fort non plus pour cette manche où les 4m/s ne doivent pas toujours être là. Le tracé a changé avec 2 bouées en intérieures qui obligent à 2 manœuvres supplémentaires. Certains sont en Vapors 16 et des grosses Combats. Le départ est lancé, je suis au milieu du troupeau, pas facile, les voiles frottent (avec le stress de la dévente), les chars se frôlent (pas facile d’aller là où on veut). Je pars un peu mieux. Cette fois je vais me battre plus avec je crois Gille qui est en Razor. Je le distance car j’arrive à faire la descente en seul bord en travaillant au maximum ma voile. J’avance moins vite avec le vent dans le dos mais au final je gagne du temps. Ensuite l’objectif est de relier la bouée de départ à la chicane en un seul bord, chose que je n’ai pas réussi dans les premiers tours. Je finis 12ème après 4 tours. Le vent a vraiment chuté, dès que je ne bouge plus, la voile tombe comme une crêpe. Après tout le monde remballe. Le public passe voir et discuter sur nos drôles d’engins.

Après 2 manches, 12ème, résultat modeste mais je suis content, 2ème GP de ma vie. J’avoue qu’une 3ème manche entre les 2, même dans ces conditions ne m’aurai pas déplu. Ce n’est pas facile de rouler au milieu de tous ces pilotes habitués aux GP. Le précédent, il y a 2 ans, était ici même avec un vent d’Est chaotique. C’est toujours très bénéfique de participer à ce genre de course, on apprend énormément. De plus, j’ai toujours mes problèmes de roues sur le Protask, heureusement que les conditions ne l’ont pas trop sollicité. D’ailleurs je pense qu’il y aura bientôt un article dessus, je suis en rogne contre Libre/Icare.

Gros merci vraiment à tous les bénévoles du club de l’ACCH qui ont fait un super boulot, on est vraiment chouchouté. Des gens passionnés, ouverts, toujours prêt à aider qui ont offert aux coureurs une très bonne journée malgré le peu de vent. La logistique a été superbe pour les seulement 22 pilotes que nous étions. Pour ceux qui se posent des questions de rejoindre un club, n’hésitez pas pour l’ACCH. La direction de la course a fait ce qu’elle a pu, ce n’était pas facile mais c’est bien d’avoir lancé des manches aux moins pour les spectateurs et les efforts de bénévoles. Merci à toi aussi Rémi, pour tes affaires et ton aide précieuse et Nico pour m’avoir permis de manger. Et comme toujours, la Hague offre un cadre magnifique. Il ne manque plus que l’autoroute pour venir !

J’espère que dans les prochaines rencontres nous serons plus de l’ACCH.

Prochain rendez-vous, les 8h des Hemmes.

Nico50

Nico nous propose une magnifique série de photos. Franchement, je reste sur l’cul à voir ça (dixit Tonno).

Merci à toi Nico !

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    3 réflexions sur « Grand Prix Classe 8 | Vauville 2010 »

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